Le Sentier

« La vie moderne est parfois étourdissante et peut nous abrutir, nous fatiguer.  Mais on oublie parfois que nous avons les moyens de nous sortir de cet environnement. »

J’ai grandi dans un petit village de la Côte-de-Beaupré, au pied du Mont-Ste-Anne.  Plusieurs de mes souvenirs d’enfance sont associés aux randonnées familiales qui se sont tenues dans les sentiers de la région.  Ces endroits étaient magnifiques, calmes et se prêtaient aux échanges avec nos proches.

La vie d’aujourd’hui, avec tous ses horaires et ses obligations, nous rend parfois dingues.  Mais nous connaissons tous au fond de nous un endroit calme, personnel, qui nous permet de prendre une grande respiration et de faire le vide.  Lorsqu’on ferme les yeux, on peut retrouver cet endroit dans notre esprit et se détendre.  Nous pouvons tous atteindre cet endroit, il suffit de réaliser que le bonheur est simple.  Il suffit d’observer ces petites choses, ces petits moments qui nous entourent.

La chanson est construite d’abord comme une série d’événements mineurs, anodins, qui peuvent passer tout à fait inaperçus.  On est alors invité à accueillir ces petits événements comme de belles choses qui méritent notre attention, car c’est là que le bonheur se trouve.  Pour le réaliser, il faut emprunter notre petit sentier secret, celui qui mène vers des souvenirs calmes et heureux, lorsque la vie était simple.

Le deuxième couplet fait aussi une liste d’événements mineurs et anodins, mais sur lesquels nous faisons une fixation qui augmente notre stress.  Nous sommes encore une fois invités à emprunter notre sentier qui mène à notre endroit spécial.

La chanson est un appel à ralentir et à profiter des petits instants de la vie, car c’est là que le véritable bonheur se trouve.

François Asselin, Chanteur, Le Sentier

Extrait paru le 18 avril 2024

Paroles

C’est dans le bruit de nos pas qui battent le pavé mouillé

Les volets de Mme Goulet qu’elle ouvre pour aérer

Le parfum des miches chaudes que le vent a transporté

C’est dans le salut de Claude qui ouvre son atelier

Ouh, il suffit de s’arrêter

Ouh, et de suivre le sentier

Le sentier qui mène vers un endroit oublié

Tu le trouveras sans peine, pas besoin de chercher

C’est le bonjour du facteur, c’est le temps qui ralentit

C’est le bouton d’une fleur qui s’ouvre après la pluie, et tu souris

Même si c’est l’heure de pointe et que tu ne peux avancer

Que tu as reçu un compte que tu ne pourras payer

Alors ton cell te rappelle tous tes courriels oubliés

Et que ton oncle Michel t’a demandé de passer

Ouh, il suffit de s’arrêter

Ouh, et de suivre le sentier

Le sentier qui mène vers un endroit oublié

Tu le trouveras sans peine, pas besoin de chercher

C’est le parcours du flâneur, c’est le temps qui ralentit

Le compte à rebours de nos heures qui s’estompe, s’évanouit et tu souris

Lorsqu’on déjoue le narrateur, c’est le temps qui ralentit

À chaque jour, le bonheur est là devant, maintenant, ici et tu souris

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